Chirurgie de la silhouette

Lifting de la face interne des cuisses

Le relâchement cutané de la face interne des cuisses survient le plus souvent après des variations de poids importantes et notamment dans le cadre du post chirurgie bariatrique.

La demande concerne également les patientes qui avec l’âge voient apparaître une diminution du tonus cutané, un relâchement qui devient inesthétique. La peau est particulièrement fine à cet endroit ce qui explique la fréquence de cette disgrâce, un excès graisseux peut être plus ou moins présent.

Au cours d’une consultation de la silhouette, le chirurgien va faire la part des choses et savoir si une lipoaspiration isolée suffira à réduire l’excès graisseux et à obtenir une rétraction cutanée suffisante.

L’indication chirurgicale est posée lorsque l’excès cutané est évident avec perte de l’élasticité et correction évidente par simulation de redrapage. Lorsqu’il s’agit de suites bariatriques, l’intervention devient quasi systématique.

L’intervention consiste à retirer l’excès cutané et redrapper la peau de la cuisse interne.

La graisse en excès est retirée par lipoaspiration. Les technique modernes décollent la peau par lipoaspiration afin de ne pas laisser d’espaces morts et de limiter les épanchements de lymphe, cette région étant très riche en canaux lymphatiques.

Lorsque l’excès est surtout dans un axe vertical de la cuisse ce qui est le cas en esthétique, l’incision est placée dans le pli inguinal et rejoint le pli fessier. Bien que discrète, la cicatrice est longue et placée dans une zone érogène, elle doit être bien expliquée à la patiente.

Au stade plus avancé après chirurgie bariatrique, l’excès cutané est souvent vertical et transversal, dans ce cas l’excès cutané doit être retiré par une cicatrice longitudinale de la face interne de cuisse placée judicieusement pour être camouflée en position debout, elle se prolonge par la cicatrice inguinale qui est également nécessaire.

La technique moderne ne comporte aucun décollement, la graisse éventuelle en excès est retirée sous la portion cutanée que l’on retire, puis la peau en excès est retirée, les tissus sont suturés finement en surjet sans tension cutanée excessive ni décollement. Aucun drain n’est mis en place. La sortie a lieu au bout de 12 à 24 heures avec une contention des cuisses par panty à porter pendant un mois.

Intervention spectaculaire avec toutefois l’inconvénient majeur de la cicatrice qui malgré le plus grand soin peut être plus ou moins visible à terme, la peau étant très fine à cet endroit. D’où la nécessité de n’opérer que les cas importants.

Les complications sont retard de cicatrisation possibles car zone sensible près de la vulve, épanchements de lymphe, infection, cicatrice vicieuse, insuffisance de correction.

Une alternative avec le legato, la radiofréquence et les ultrasons sera proposée pour les cas débutants et peu importants afin de raffermir sans cicatrices.

Le mot du chirurgien : Demande fréquente et licite dans le post chirurgie bariatrique, très fréquente demande en esthétique à prendre en considération mais à évaluer en rapport bénéfice risque cicatriciel avec les alternatives non invasives, ou la liposuccion simple suivie de radiofréquence.