Injection de tissu graisseux : où en sommes-nous ?

Le Docteur Azencot s’est depuis longtemps spécialisé dans les techniques d’injection de graisse tant au niveau du visage que des seins ou de la silhouette.

Au cours d’une interview nous lui avons posé un certain nombre de questions.

Depuis quand pratiquez vous cette technique ?

Dr Azencot : Cette technique a été remise à l’ordre du jour et affinée par le Docteur Sydney Coleman de New York. Dès les premières publications de ce chirurgien, le Docteur Azencot a commencé son expérience en 1997 avec l’injection de tissu graisseux au niveau du visage afin de repulper naturellement, et d’apporter au rajeunissement facial une troisième dimension, celle du traitement de la perte des volumes du visage. On la nomme injection de graisse autologue ou lipostructure ou lipofilling ou lipomodelage ou microlipostructure.

En quoi cette technique diffère-t-elle de la chirurgie du rajeunissement classique ?
Dr Azencot : Si le lifting facial permet de repositionner l’affaissement du cou, de l’ovale ou de la tempe, la graisse va apporter une dimension naturelle au traitement en restaurant les volumes estompés avec l’âge notamment au niveau des pommettes, de l’ovale, des cernes, du contour des yeux, des lèvres mais aussi de l’ensemble du visage. Elle peut être pratiquée de façon isolée ou associée à un lifting léger ou une chirurgie des paupières.

Quelle différence entre la graisse injectée et les produits de comblement type acide hyaluronique ?

Dr Azencot : La graisse injectée se comporte comme une greffe et les cellules adipeuses une fois revitalisées se comportent comme des cellules vivantes avec une stabilité dans le temps et un caractère définitif. De plus la graisse injectée contient des cellules souches et des hormones de croissance favorisant l’amélioration de la qualité de la peau, sa luminosité, son élasticité et le renouvellement du collagène de la peau, autant dire un véritable cocktail biologique revitalisant. Les acides hyaluroniques ont l’avantage de pouvoir être injectés au cabinet sans recours à une anesthésie ou à une procédure de prélèvement. Par contre leur durée de vie se situe autour de 12 à 18 mois nécessitant des injections d’entretien. Moins d’effet dit biologique sur la peau par contre ils permettent une maitrise précise des microvolumes injectés.

Quels conseils donneriez-vous aux patients intéressés par ces techniques ?

Dr Azencot : Je leur conseillerais de prendre l’avis d’un chirurgien plasticien car lui seul pratique à la fois les techniques d’injection de médecine esthétique et les injections chirurgicales de transferts graisseux. Celui-ci sera plus à même de délivrer une expertise thérapeutique entre graisse et acide hyaluronique.

Qu’en est-il des transferts graisseux au niveau des seins ?

Dr Azencot : Nous avons pu constater avec l’expérience que les transferts graisseux au niveau des seins sont fiables et reproductibles avec toutefois un pourcentage de résorption compris entre 20 et 40 % des volumes injectés, ce dont nous devons tenir compte dans l’appréciation des volumes injectés et des résultats attendus. Cette technique appelée aussi lipomodelage ou lipostructure ou lipofilling nécessite toutefois que la patiente ait des zones d’excès graisseux suffisantes pour pouvoir prélever.

Pour un sein, nous devons prélever environ 600 cc de graisse par liposuccion pour obtenir après épuration entre 300 et 400 cc de graisse pure à injecter. Plus le sein à injecter est gros plus nous pouvons injecter de volume, en sachant que nous sommes limités par l’arrivée du sein à saturation, c’est-à-dire que l’espace utilisé va s’expandre pendant l’injection jusqu’à atteindre une limite liée à l’élasticité de la peau et de la glande. C’est pourquoi en général une séance d’injection permet de gagner entre un demi-bonnet et un bonnet sur un sein petit à moyen (bonnet A ou B).

Peut-on parler d’alternative aux implants mammaires ?

Dr Azencot : Oui, surtout pour les patientes désirant une augmentation mammaire naturelle et de volume moyen, ou pour celles qui souhaitent restaurer le volume perdu par les grossesses. A condition bien sûr de disposer de zones donneuses suffisantes. Le nombre de séances nécessaires sera expliqué à la patiente à savoir une séance pour les petits volumes et deux à trois séances pour les volumes importants bonnets C à D. Les résultats définitifs sont obtenus entre trois et six mois avec une excellente stabilité dans le temps autrement dit un caractère définitif. Les injections sont à espacer de six mois en cas de besoin.

Quelles sont selon vous les patientes pouvant bénéficier de cette technique ?

Dr Azencot : Les patientes désireuses d’une augmentation mammaire en alternative aux implants, pour les petites ptoses mammaires consécutives à une perte de volume après grossesse, les seins asymétriques ainsi que certaines malformations mammaires type seins tubéreux, les reconstructions mammaires après ablation partielle ou totale.

On peut aussi utiliser la graisse en addition des implants mammaires technique dite composite, utile pour améliorer les résultats des augmentations mammaires par implants surtout chez les patientes très minces afin d’améliorer les contours et le décolleté.

On peut également lors d’une révision d’augmentation mammaire environ 10 ans après la pose initiale remplacer les implants en ajoutant de la graisse, cela peut aller jusqu’au remplacement des implants par de la graisse en totalité technique dite de conversion autologue.

S’agissant de la glande mammaire, y a-t-il des précautions particulières à prendre ?

Dr Azencot : Oui, cela commence par la sélection des patientes jeunes de moins de 35 ans et sans antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein. Un bilan radiologique pré opératoire permet de s’assurer que la patiente est ACR1 ou 2, c’est-à-dire mammographie sans images de calcifications. Pour les patientes plus âgées, nous prenons les mêmes précautions. Nous exigeons des patientes une surveillance clinique et radiologique tous les ans après ce type d’intervention car des nodules graisseux ou liquidiens peuvent parfois apparaitre tout en étant absolument banaux et bénins, leur traitement relève d’une ponction ou d’une surveillance simple.

En dehors du visage et des seins, les transferts graisseux sont-ils utilisés dans d’autres indications ?

Dr Azencot : Oui, elles sont nombreuses notamment au niveau de la silhouette. Le remodelage et l’augmentation des fesses peut se faire à l’aide de la graisse en alternative aux implants fessiers. Également dans la chirurgie moderne de la silhouette par lipoaspiration, ou liposculpture, la graisse aspirée est réinjectée pour harmoniser la silhouette et combler les zones creuses ou relâchées, résultats spectaculaires assurés. L’augmentation de la taille des mollets par déficit congénital ou acquis. Dans la chirurgie intime d’augmentation et d’élargissement du pénis et également chez la femme dans le rajeunissement des parties intimes.

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Clinique Esthétique Ferrère
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